APL, RSA, prime d’activité : quelles sont les personnes susceptibles d’être contrôlées par l’algorithme de la CAF ?

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par Ingrid Bernard

Les caisses d’allocations familiales ont recours à un algorithme pour sélectionner les profils des bénéficiaires qui feront l’objet des contrôles. Il s’agit d’un algorithme qui sert à lutter contre les fraudes des allocataires.

Les caisses d’allocations familiales (CAF) utilisent un algorithme qui est un outil informatique. Il a pour fonction d’analyser une variété de données pour connaître les allocataires qui vont être l’objet de vérifications.

En effet, chaque bénéficiaire peut s’attendre à un contrôle à tout moment par la CAF. Cela se porte sur une vérification d’une erreur dans sa déclaration.

Comme la CAF ne peut pas contrôler tout le monde, elle ne vérifie que les dossiers à risque. Pour ce faire, elle utilise un algorithme de data mining depuis 2010. Cet outil va donner un score de risque à chaque ménage selon l’enquête de Le Monde.

Considéré comme neutre, l’algorithme a souvent pour cible les allocataires les plus précaires. On ne connaît pas le principe de fonctionnement de cet outil mais des données publiques de 2015 révèlent qu’il vise en priorité certaines catégories de la population.

Par exemple, les contrôles mettent en avant les familles monoparentales. Ces parents isolés sont vérifiés à 36% à domicile alors qu’ils ne constituent que 16% des ménages qui reçoivent des aides. Dans son enquête, Le monde dévoile que les deux tiers de ces contrôles touchent les foyers les plus vulnérables.

La CAF passe à la défense

Selon les messages publiés mardi sur les réseaux sociaux, la CAF dément l’usage de cet algorithme pour surveiller les allocataires, selon Merci pour l’Info.

En effet, les caisses emploient un algorithme « pour classer les dossiers portant le plus de risque d’erreurs. Les détecter rapidement, c’est garantir des droits justes et éviter des remboursements postérieurs importants ».

La CAF explique que l’outil « ne sert pas seulement à lutter contre la fraude. Il permet surtout d’identifier les erreurs, d’ailleurs en défaveur mais aussi en faveur des allocataires : 31 % des régularisations post contrôles sont en faveur de l’allocataire qui reçoit un complément financier ».

À propos de l’auteur,
Ingrid Bernard

Ancienne Parisienne exilée à Marseille, je suis fascinée par l'univers des séries TV, surtout celles de Netflix. Rédactrice pour plusieurs magazines francophones, je suis de nature curieuse et j'adore partager mon point de vue sur tous les sujets médiatiques.