Ce propriétaire SDF est un escroc malgré ce qu’il possède!

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par Ingrid Bernard

Ce propriétaire qui vit dans la rue a été accusé pour menaces de mort.

Un multipropriétaire est devenu SDF suite au squat de son bien. Cyril Coste, sans emploi, a patienté depuis deux ans pour retrouver sa maison squattée à Toulon. Tout d’abord, ce logement acheté à 160 000 euros a été mis en location.

Puis, le bailleur attaque d’anciens locataires car ils sont des mauvais payeurs. En effet, le couple s’est séparé et c’est la femme qui a pris en charge du loyer. Mais elle a été sous curatelle et a saccagé la maison.

Le propriétaire a évoqué qu’elle a trouvé un autre logement sans l’informer. Les squatteurs ont profité de cette situation pour s’y installer.

Pour secourir le propriétaire, il y a eu un lancement d’une cagnotte Leetchi. Jusqu’à aujourd’hui, une cinquantaine de personnes ont répondu à cet appel pour une somme de 1520 euros.

Actuellement, cette cagnotte est bloquée car la plateforme est toujours « en attente de documents justificatifs que le créateur a transmis ce jour ».

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Le propriétaire qui dispose de près de 20 logements n’est pas totalement innocent. En effet, les squatteurs ont confirmé que le propriétaire leur a proposé une somme de 500 euros par personne pour incendier la maison.

Le but était d’empocher l’assurance. Mais ils ont refusé son offre.

Catherine Juste, journaliste de l’émission Arnaques de M6 qui a tourné un reportage sur Cyril Coste a révélé que : « Les squatteurs ont d’abord refusé de nous parler parce qu’ils craignaient que le propriétaire mette le feu à la maison pendant la nuit ».

D’autres condamnations en cours

Dans une autre affaire, quatre locataires d’une maison située à Volonne qui appartient toujours à Cyril Coste ont eu gain de cause devant la justice.

Le Tribunal judiciaire de Digne-les-Bains a condamné Cyril Coste à quatre mois de prison ferme aménageables. Il doit également payer une amende de 1300 euros par locataire pour menaces de mort.

Le propriétaire s’est lâché : « Qu’il s’approche de moi, même devant vous, je lui dévisse la tête! ». Ce sont les mots de Cyril Coste en évoquant l’un des locataires devant la gendarmerie.

Catherine Juste continue son témoignage : « Sur place, nous avons été surpris par l’agressivité et la violence verbale du propriétaire, tout comme les incohérences de ses propos. Les dégradations évoquées par le propriétaire ne nous ont pas sauté aux yeux. Cela nous a mis la puce à l’oreille ».

Le propriétaire a mentionné à maintes reprises aux locataires : « Je suis chez moi ». Or, après la signature d’un bail, un propriétaire est interdit de s’introduire dans le logement du locataire et d’agir sans son accord. Sauf en cas de travaux.

Pour ce faire, le bailleur risque un an de prison et 15 000 euros d’amende pour violation de domicile.

À propos de l’auteur,
Ingrid Bernard

Ancienne parisienne exilée à Marseille, je suis fascinée par l'univers des séries TV, surtout celle de Netflix. Rédactrices pour plusieurs magazines francophones, je suis de nature curieuse et adore partager mon point de vue sur tous les sujets médiatiques.