Péages d’autoroutes : la hausse sera-t-elle de 3% ou 5% en février 2024 ?

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par Ingrid Bernard
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Mercredi dernier, le ministre délégué aux Transports Clément Beaune a confirmé que la hausse annuelle des péages d’autoroutes sera « inférieure à 3% » en 2024. De son côté, Vinci parle d’une augmentation de 5% en cas de la nouvelle taxe.

Pour l’année 2023, la hausse des péages du 1er février était d’environ 4,75% à cause de l’inflation. A l’antenne de RMC, Clément Beaune a fait une promesse : « L’année prochaine, il y aura une hausse qui sera limitée, une hausse qui sera inférieure à 3% ».

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Cependant, Vinci qui est l’un des concessionnaires majeurs d’autoroutes français a évoqué que les péages vont connaître une augmentation de 5%. Mais à une condition, il faut mettre en place une taxe sur les concessions d’autoroute prévue dans le projet de budget 2024.

Pour Clément Beaune, « il y a eu beaucoup d’intox, il y a eu beaucoup parfois de mensonges liés à cette taxe sur les sociétés de concessionnaires d’autoroute. Elle n’a aucun impact sur l’évolution des péages ». Elle est catégorique : la hausse demandée par Vinci « c’est non ».

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« C’est l’Etat qui à la fin prend un texte juridique qui valide cette évolution des péages ». Ceux qui évoquent une répercussion de la taxe « ne disent pas la vérité aux Français ».

600 millions d’euros de péages dès 2024

Selon le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, l’impôt sur « les infrastructures de transport de longue distance » au nom de la transition écologique peut faire entrer une recette de 600 millions d’euros par an dès 2024. Les trois-quarts des coûts reviennent au secteur routier et un quart à l’aérien.

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Cette taxe sur les autoroutes et certains aéroports « va aussi financer des investissements dans les bornes électriques, ça va aussi financer le leasing social pour que cela soit moins cher d’avoir une voiture électrique, ça va aussi financer l’achat de nouveaux trains ». C’est l’explication de Beaune mercredi.

Le 13 novembre, le directeur général adjoint de Vinci et président de Vinci autoroutes, Pierre Coppey a désigné cette taxe comme une « mauvaise idée que nous contestons et que nous contesterons par tous les moyens ».

Il a prévenu que « Cela va se jouer sur le terrain de la justice administrative, de la justice constitutionnelle et le cas échéant de la justice européenne, mais peut-être trouvera-t-on une solution avant ».

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À propos de l’auteur,
Ingrid Bernard

Ancienne parisienne exilée à Marseille, je suis fascinée par l'univers des séries TV, surtout celle de Netflix. Rédactrices pour plusieurs magazines francophones, je suis de nature curieuse et adore partager mon point de vue sur tous les sujets médiatiques.