Stop au school drive : une amende lourde pour les parents réfractaires !

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par Ingrid Bernard

La Ville de Louviers n’accepte plus les incivilités aux environs des écoles. Depuis le lundi 13 mai 2024, l’école Jean-Moulin vient de tenter une première expérimentation aux abords de l’établissement.

Une décision qui va mettre fin à une mauvaise pratique nommée « School drive ».

A quoi rime le quotidien des écoles à l’entrée et à la sortie des classes ? Un paysage de parents pressés et une séance de klaxons.

A cause du manque de temps et de place, les parents essaient de déposer leurs enfants très rapidement devant l’école. Cela va conduire à une création de bouchons et de la colère pour les autres.

School drive : c’est quoi exactement ?

Virginie, maman d’élève à l’école Jean-Moulin à Louviers (Eure) constate que : « C’est le bazar tous les matins ! ».

Elle s’inquiète « Également au niveau des passages piétons pour les enfants. C’est dangereux, certaines voitures ne s’arrêtent pas quand les enfants traversent. Un jour, il va y avoir un accident ».

Pour mettre fin à ce chaos, élus et policiers municipaux se sont rendus sur place afin d’apprendre aux parents qui pratiquent le « School drive« .

François-Xavier Priollaud, Maire (Les centristes) de Louviers explique : « Il y en a de plus en plus, c’est ça la difficulté. On a voulu prendre le problème avant que ça ne devienne trop compliqué. La rue aux abords d’une école, ce n’est pas la foire d’empoigne. Ce n’est pas : je jette mon enfant devant l’école et je repars. Il faut des règles et du savoir-vivre ensemble ».

Certains parents disent qu’ils n’ont pas le choix et assument cette mauvaise habitude : « Nous n’avons pas d’emplacement pour prendre le temps nécessaire et déposer en toute sécurité. Il n’y a pas assez de place disponible donc c’est une dépose minute ! ».

Ce père ajoute : « Il faudrait un parking et que les gens roulent moins vite. Certains ne peuvent pas venir à pied ».

Une grosse amende de 135 euros

Les autorités ont instauré des mesures pour mettre fin à cette pratique. Il y a une zone à 20 km/h qui priorise les piétons.

On assiste également la distribution des chasubles jaunes pour inciter les gens à marcher à pied. En cas de parents réfractaires, la police municipale va agir.

Un policier municipal confirme que : « On peut verbaliser la personne qui reste en plein milieu et qui gêne les autres usagers ».

Les contrevenants sont passibles d’une amende de 135 euros. Et dès le 2 juin, il y aura une interdiction de circuler aux heures d’entrée et de sortie de l’école.

À propos de l’auteur,
Ingrid Bernard

Ancienne parisienne exilée à Marseille, je suis fascinée par l'univers des séries TV, surtout celle de Netflix. Rédactrices pour plusieurs magazines francophones, je suis de nature curieuse et adore partager mon point de vue sur tous les sujets médiatiques.