Quels sont les différents changements à prévoir avec la réforme du chômage ?

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par Ingrid Bernard

Le Premier ministre Gabriel Attal a pris la décision d’effectuer la réforme de l’assurance-chômage. Selon lui, cette initiative reste l’outil d’incitation parfait au retour à l’emploi.

A partir du 1er juillet 2024, il y a aura la mise en place de nouvelles règles d’indemnisations.

Pour rappel, l’assurance-chômage a déjà subi deux réformes : la première en 2019 et la seconde en 2023. Cette décision du gouvernement a eu ainsi pour objectif de renforcer les conditions d’indemnisation en cas de baisse du chômage et de les rendre plus souples lors d’une augmentation.

L’Etat a repris en main l’assurance-chômage

De nombreux organismes assurent l’administration de l’assurance-chômage, notamment les syndicats et le patronat ainsi que les partenaires sociaux. Ils vont ainsi s’occuper de la négociation de la totalité des règles suivant l’évolution du marché du travail.

En cas d’échec, ce sera l’Etat qui va reprendre en main ce pilotage. D’ailleurs, la signature de la précédente convention n’a pas eu lieu.

Après une phase de consultation de courte durée, le gouvernement prévoit d’instaurer de nouvelles règles concernant l’indemnisation. Et cela va s’appliquer à partir du 1er juillet 2024. L’avenir des sans-emplois sont ainsi entre les mains de l’Etat qui va rendre plus dures les conditions de rémunération.

Les différents changements à envisager

Le Premier ministre a mentionné plusieurs lignes liées à cette réforme-chômage. Il a évoqué la diminution de la durée de rémunération. S’il est à 18 mois actuellement pour les demandeurs d’emploi de moins de 53 ans, le seuil minimal à garder est de 12 mois.

Le chef du gouvernement a également indiqué des changements au niveau de la période d’affiliation. Cela concerne la durée pendant laquelle il faut travailler pour obtenir la subvention.

En ce moment, il faut exercer une activité professionnelle pendant au moins 6 mois sur les 24 derniers mois.

On peut également mentionner le niveau d’indemnisation qui fait partie des lignes à modifier. Selon cette réforme, le gouvernement va définir le montant obtenu par les attributaires quand ils sont au chômage. Il y a aussi la prise en compte de la baisse pour les inciter à chercher du travail.

Toutefois, le Premier ministre Gabriel Attal veut surtout appliquer le durcissement des conditions d’affiliation. D’après ses constats, on remarque depuis quelques années la hausse des contrats de courte durée.

Bon nombre de français ne travaillent que quelques mois et puis, ils peuvent obtenir l’indemnisation. Ensuite, ils reprennent le travail mais durant seulement une courte période.

À propos de l’auteur,
Ingrid Bernard

Ancienne parisienne exilée à Marseille, je suis fascinée par l'univers des séries TV, surtout celle de Netflix. Rédactrices pour plusieurs magazines francophones, je suis de nature curieuse et adore partager mon point de vue sur tous les sujets médiatiques.