Les radars dans ce département français ne tiennent debout que quatre jours !

Mis en ligne le
par Ingrid Bernard

Si vous voyagez en Sézanne, dans le département de Marne, en sillonnant la route nationale 4, vous pouvez remarquer que les radars en bord de route ne sont pas fonctionnels.

La raison est simple : les radars dans le secteur sont toujours vandalisés par des inconnus. Les malfrats les incendient également ou les sectionnent. Une policière au micro de TF1 a témoigné : « Ici, leur espérance de vie est de quatre jours ».

D’après une statistique annoncée fin 2023 par le ministère de l’Intérieur, la France a enregistré près de 35.000 dégradations de radars entre 2018 et 2022. Durant ces années, c’est le département de la Marne qui est le plus connu pour ses actes de vandalisme. Plus de 760 exactement.

Si on fait un classement, l’Oise se positionne en seconde place avec 758 dégradations. Puis, le palmarès se poursuit avec l’Aisne (724), les Bouches-du-Rhône (708), le Gard (690), la Seine-et-Marne (660), les Landes (618), la Gironde (567), la Loire-Atlantique (563) et l’Eure-et-Loir (561). Ce qui fait un total de 450 actes de vandalisme pour 16 départements.

Cependant, les radars sont totalement fonctionnels en Guyane (52), dans le Val-de-Marne (57), le Territoire-de-Belfort (80), à La Réunion (81), en Lozère (82), en Martinique (87). Ils sont aussi en bon état en Corrèze (96), dans les Hautes-Pyrénées (97), en Guadeloupe (120) et dans la Meuse (114). Ces départements ne présentent pas beaucoup d’actes de dégradation.

D’ailleurs, il faut savoir que réparer l’un de ces radars peut coûter jusqu’à 80 000 euros. Un financement qui vient des recettes des amendes.

Un dispositif avantageux et rentable

Stéphanie Fontaine, journaliste spécialisée dans la sécurité routière pour le site Caradisiac explique : « À la louche, les sanctions suite à un flash radar rapportent un milliard d’euros de recettes chaque année. C’est un système rentable, puisque les dépenses, elles, sont estimées à un peu plus de 300 millions d’euros ».

En d’autres termes, même si les radars sont les cibles de nombreux actes de vandalisme, ils ne vont pas disparaître du paysage routier aussitôt. Sur les routes de Sézanne, les responsables n’ont pas encore identifié les destructeurs.

Toutefois, il faut savoir que la sanction de ce délit est une amende pouvant atteindre 75 000 euros. Plus cinq ans de prison.

Si l’acte est fait en groupe ou par une personne maquée, l’amende s’élève jusqu’à 100 000 euros. Et l’emprisonnement jusqu’à sept ans.

À propos de l’auteur,
Ingrid Bernard

Ancienne parisienne exilée à Marseille, je suis fascinée par l'univers des séries TV, surtout celle de Netflix. Rédactrices pour plusieurs magazines francophones, je suis de nature curieuse et adore partager mon point de vue sur tous les sujets médiatiques.