Fin de « l’impunité » : la Belgique exige une consigne de 1 260 euros à tous les automobilistes étrangers fautifs

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par Ingrid Bernard

Beaucoup d’automobilistes étrangers ne paient pas leurs amendes en Belgique. Voilà pourquoi, le pays a essayé d’instaurer une punition de 1 260 euros à verser lors du contrôle. Cette consigne s’applique à tous les conducteurs testés positifs à la drogue.

La Belgique se livre un véritable bras de fer avec les automobilistes étrangers qui commettent des infractions routières.

En effet, beaucoup de conducteurs contrôlés positifs à l’alcool ou à une drogue en Belgique reçoivent une amende. Puis, quand ils rentrent dans leur pays, ils oublient et ne paient jamais leur dû.

Pour en finir avec ce qu’il désigne « d’impunité de fait », le ministre fédéral de la mobilité, Georges Gilkinet vient de faire une annonce vendredi.

En effet, tout conducteur étranger testé positif « devra à l’avenir régler sur place une consignation de 1 260 €, sous peine de voir son véhicule saisi par la police ».

Ce n’est pas une amende mais un montant consigné jusqu’au jour du procès. D’ailleurs, il « pourra servir d’acompte au montant de l’amende qui sera prononcée ».

Pour cette nouvelle mesure, « le seuil pour imposer une consignation aux conducteurs étrangers testés positifs passe à 1,2 g/l d’alcool (contre 1,5g/l actuellement) ». C’est la même condition qui conduit à un retrait provisoire du permis.

Ce qui veut dire les automobilistes étrangers contrôlés positifs à l’alcool doivent aussi se préparer au versement de la consigne pour attendre un futur procès.

Toutes ces règles vont entrer en vigueur avant la fin de l’année.

Près de 33 automobilistes sanctionnés en une seule journée

D’après les propos du ministre fédéral belge, les forces de l’ordre procèdent à la verbalisation de 33 conducteurs par jour. En cause, l’usage de drogue au volant.

« Le phénomène est encore plus préoccupant chez les 18-34 ans, puisqu’un jeune sur 7 conduit sous l’influence de drogue ».

Georges Gilkinet a également parlé d’une amélioration de la procédure de contrôle. Par exemple, il y a un renforcement de la liste des indices que les policiers doivent prendre en compte.

En voyant des yeux rouges ou en sentant une odeur, ils sont potentiellement en présence d’un automobiliste sous l’influence de la drogue ou de l’alcool.

« Une nouvelle section d’indicateurs a été ajoutée à la check-list indiquant une suspicion plus forte d’une consommation récente de drogue ».

Les agents possèdent également un outil spécifique pour détecter la présence des traces de drogue sur les mains du conducteur ou dans son véhicule.

À propos de l’auteur,
Ingrid Bernard

Ancienne Parisienne exilée à Marseille, je suis fascinée par l'univers des séries TV, surtout celles de Netflix. Rédactrice pour plusieurs magazines francophones, je suis de nature curieuse et j'adore partager mon point de vue sur tous les sujets médiatiques.