Cet antivirus gratuit est condamné pour la vente des données de ses utilisateurs sans leur consentement !

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par Ingrid Bernard

Cet antivirus a gagné en popularité auprès des utilisateurs d’ordinateurs au fil des années. Malheureusement, il vient d’être condamné à payer une lourde amende en Europe. C’est une preuve qui montre que derrière le mode gratuit se cache toujours un acte malveillant.

Vous êtes un utilisateur fervent de l’antivirus gratuit Avast ? En effet, l’éditeur de logiciel de cybersécurité Avast vient d’être condamné aux Etats-Unis.

Jeudi dernier, la Federal Trade Commission (FTC) a averti que l’entreprise tchèque est infligée à un paiement d’une amende de 16,5 millions de dollars. Et pour cause, elle a mis en vente les données de ses utilisateurs à leur insu pour des fins publicitaires.

Une grosse quantité de données en vente

Cette condamnation précise que ces ventes ont eu lieu entre 2014 et 2020. Durant ces plusieurs mois, Avast a assemblé une quantité folle de données personnelles de ses utilisateurs. On peut citer notamment les croyances religieuses, les problèmes de santé ou encore les opinions politiques et les situations financières.

Avast a conservé ces données « indéfiniment » à l’insu des personnes concernées. Puis, Avast les a mis en vente à plus de 100 entreprises tierces pour faire des publicités. C’est Jumpshot qui est la branche marketing d’Avast qui s’occupait de ces transactions secrètes des données.

Une enquêté dirigée par Motherboard et PCMag avait alerté la FTC en 2020. Pour ce faire, Avast a immédiatement fermé Jumpshot qui est la filiale destinée à la collecte des données. Et elle avait fait une déclaration qui indique que les données vendues sont anonymes. Mais la FTC pense que cette déclaration est fausse.

Avast a menti ouvertement à ses utilisateurs en leur disant que le logiciel antivirus est totalement indépendant. Cependant, c’est l’entreprise elle-même qui collectait les données personnelles afin de les revendre.

La condamnation d’Avast est lourde

A part le paiement d’une amende de 16,5 millions de dollars, la FTC demande à l’entreprise de jouer sur la transparence concernant la collecte de données.

Il faut aussi qu’elle arrête de « vendre ou concéder des licences de données de navigation » via ses produits à ses annonceurs. Avast est également dans l’obligation d’effacer toutes les données de navigation que son service Jumpshot a collecté.

Jess Monney, le porte-parole d’Avast a déclaré au site The Verge : « Nous sommes attachés à notre mission de protéger et d’autonomiser la vie numérique des gens ».

« Même si nous ne sommes pas d’accord avec les allégations de la FTC et la caractérisation des faits, nous sommes heureux de résoudre ce problème et nous attendons avec intérêt de continuer à servir nos millions de clients dans le monde entier. »

À propos de l’auteur,
Ingrid Bernard

Ancienne parisienne exilée à Marseille, je suis fascinée par l'univers des séries TV, surtout celle de Netflix. Rédactrices pour plusieurs magazines francophones, je suis de nature curieuse et adore partager mon point de vue sur tous les sujets médiatiques.