Aéroport Aimé Césaire de Martinique : tous les passagers qui se rendent en France sont soumis à un contrôle de haut niveau !

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par Ingrid Bernard

Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin l’a annoncé mais tout le monde ne l’a pas compris. En effet, tous les passagers de l’Aéroport Aimé Césaire de Martinique doivent passer un contrôle pour combattre le trafic de drogue. Pour le moment, la Société Aéroportuaire Aimé Césaire n’a pas fait de réaction à ce message du ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer.

La saisie de drogue entre janvier et février 2024 laisse sans voix. En effet, les autorités françaises ont saisi des quantités équivalentes à celles listées sur l’ensemble de l’année 2023. Après un bilan, la saisie atteint jusqu’à 8,3 tonnes de cocaïne en moins de dix jours dans la Caraïbe.

C’est un record en l’espace de deux mois étant donné que les forces de l’ordre ont attrapé un total de 11 tonnes de marchandise illicite. Il faut savoir que la drogue va par la suite se répandre dans toute l’Europe.

S’il y a déjà un dispositif fonctionnel à l’Aéroport Félix Eboué à Cayenne, il va y avoir un contrôle de tous les voyageurs de Martinique en partance vers l’Hexagone.

Gérald Darmanin a fait cette annonce aux élus de Martinique : « Les aéroports des Antilles ne seront pas des hubs de mules où on exploite des femmes, des enfants ou des personnes vulnérables ».

Depuis l’installation de ce dispositif en Guyane depuis plusieurs mois déjà, on constate une hausse importante des saisies de drogues transportées par des passagers (les mules) au départ de la Guadeloupe et de la Martinique.

Un contrôle pointilleux à l’entrée de l’aéroport

Si on prend en compte les protocoles guyanais, le contrôle commence par questionner les voyageurs sur le motif de leur voyage et le financement de leur billet.

Durant ce premier point de contrôle, les policiers essaient de reconnaître les profils des personnes qui transportent la drogue. Cela inclut notamment les visuels comme l’excitation, la couleur des yeux ou encore la transpiration.

Après cette étape, les contrôleurs ouvrent les bagages. Il y aura une vérification par un agent de la sécurité, et le passage dans un portique à ondes millimétriques. En cas d’un passager suspect, les douaniers vont prendre le temps de l’interroger et il risque de manquer son avion.

L’an dernier, l’aéroport Aimé Césaire a compté près de 1 million 900 mille voyageurs dont 57 % vont se rendre en France. Cela équivaut à 603 000 passagers par an à contrôler au départ de l’aéroport de Martinique.

À propos de l’auteur,
Ingrid Bernard

Ancienne parisienne exilée à Marseille, je suis fascinée par l'univers des séries TV, surtout celle de Netflix. Rédactrices pour plusieurs magazines francophones, je suis de nature curieuse et adore partager mon point de vue sur tous les sujets médiatiques.