La 7e Semaine du cinéma russe permet de découvrir, en exclusivité à Paris, une sélection des dernières productions russes. Comédies, drames, thrillers... tous les genres sont représentés. L'occasion de rencontrer et de débattre avec les grands réalisateurs du moment. Tous les films sont présentés en VO, sous-titrés en français. En présence des réalisateurs et des acteurs des films.
Programme :
Les Zazous
(2008, 1h55 par Valeri Todorovski)
En ouverture Mardi 27 à 20h puis Samedi 16h30, Lundi à 19h (en présence de l’acteur Anton Shaguine) Moscou. Début des années 50. Des jeunes se battent pour le droit de ne pas être comme les autres – d’écouter une autre musique, de s'habiller différemment et, bien sûr, de s'aimer. Tubes à succès, chorégraphie éblouissante, sujet captivant et bouleversante histoire d’amour dans de somptueux décors.
Le Miracle
(2008, 1h50, par Alexandre Prochkine)
Mercredi 14h, Samedi 21h30 (en présence du réalisateur A. Prochkine) Le film est basé sur un fait divers connu comme «L’immobilité de Zoya» et ayant réellement eu lieu à Samara, en 1956. Le film est composé de 5 récits associés à un sujet: en pleine fête, dans le tourbillon d’une danse, Tatiana, lasse d’attendre son fiancé, arrache du mur l’icône de Saint-Nicolas et se fige soudain en tenant l’icône entre les mains. Les habitants de la ville de province sont effrayés par cet événement insolite qui fait l’objet de rumeurs et de spéculations les plus incroyables, ainsi que d’une enquête méticuleuse au plus haut niveau.
Tambour battant
(2009, 1h30 par Alexeï Mizguirev)
Jeudi 14h, Dimanche à 21h30, Mardi 16h30 1998. Une ville minière en province. Katia, 45 ans, gérante de la bibliothèque régionale, vit d’un salaire de misère, dans un foyer, où elle loue une chambre avec une amie. Un jour, un marin de passage arrive dans la ville et Katia en tombe amoureuse. Tout va bien, de plus elle quitte le foyer détesté et emménage dans l’appartement dont elle a hérité de son père. Mais le bonheur ne dure pas – le marin la quitte pour son amie et Katia qui en veut à la vie, décide de se venger… C’est l’histoire d’une patience infinie qui, un jour, prend fin, et de personnages de notre époque – sincères et déroutés.
Salle N°6
(2009, 1h23 par Karen Chakhnazarovet Alexandre Gornovski)
Vendredi 14h, Mardi à 21h30 Le scénario du film est basé sur la nouvelle éponyme d’Anton Tchékhov, pleine de mystères, de paradoxes et d’angoisse ; elle peut être considérée à juste titre comme la plus sombre et, en même temps, la plus optimiste des oeuvres de l’écrivain. Le sujet s’inspire de l’histoire vraie du médecin en chef d’un hôpital psychiatrique, qui finit par s’y retrouver interné. Le médecin Andreï Efimovitch Raguine avec sa solitude, son isolement, ses réflexions est un des personnages clés non seulement de l’oeuvre de Tchékhov, mais aussi de la toute littérature mondiale du XXe siècle. Tout en ayant conservé le sujet de la nouvelle, les auteurs du film ont délibérément transposé l’action dans notre époque. Le film a entièrement été filmé dans une vraie clinique psychiatrique.
Enterrez-moi sous le carrelage
(2008, 1h57 par Sergeï Snejkine)
Mercredi à 21h30 (en présence du réalisateur Sergeï Snejkine), Samedi 14h, Mardi 19h Drame d'après le roman "Mais lâchez-moi la grappe !" de Pavel Sanaev (1995). Histoire vraie ou presque du petit garçon soviétique Sacha Saveliev : pourquoi ce gamin de 8 ans, élevé principalement par son envahissante et aimante grand-mère, est si souvent malade et ne veut surtout pas devenir adulte?
Oxygène
(2009, 1h15 par Ivan Vyrypaev)
Mercredi 16h30 (en présence de l’acteur Alexey Filimonov), Vendredi à 21h30, Dimanche 14h Par un jour d’été comme tant d’autres, Saniok se promenait sur un boulevard et dévisageait les passants. L’un dansait du hip-hop, l’autre faisait du skate-board, d’autres s’embrassaient près d’une fontaine, bref tout était comme d’habitude… Saniok a tourné la tête et l’a vue – une jeune fille rousse, libre et belle. Elle est devenue pour lui de l’«oxygène pur»! Et depuis, tout ce qui existait dans sa vie auparavant a perdu tout sens: elle est devenue l’air sans lequel il ne pouvait vivre. «Oxygène» est un film de nouvelle génération raconté dans un langage moderne. 10 clips mégastylés forment une histoire romantique qui, en imprégnant l’air d’amour, fait battre le coeur plus vite, respirer plus profondément et purement. L’oxygène pur permet de combler le déficit d’énergie vitale, calme le système nerveux, contribue à rétablir les forces et améliore de manière générale l’humeur du spectateur.
Youlenka. Leçons mortelles
(2008, 1h42 par Alexandre Strijenov)
Jeudi à 21h30 (en présence du réalisateur A. Strijenov), Lundi 14h Thriller. Andreï Belov quitte la capitale pour s’installer avec sa famille en province. Sa femme ayant une santé fragile, il abandonne son poste de professeur d’université et devient professeur principal dans un collège de filles. Belov comprend rapidement que quelque chose se passe dans sa classe. La loi du silence qui y règne cache un étrange et terrible secret. Les élèves de 5e ne jouent pas aux poupées, elles jouent avec des vies humaines. Un message trouvé dans un carnet scolaire et implorant: «Sauvez-nous!» force Andreï à réagir. Bientôt la vie de Belov devient un véritable cauchemar. Tous ses sentiments, ses émotions et ses démarches sont déformés par la peur. Le mal envenime son existence, le prive lentement et avec un raffinement pervers de tout ce qu’il a de plus cher. Sera-t-il capable de sortir de ce cauchemar ? Cela dépend uniquement d’une petite fille. Et elle, elle veut tout simplement que sa maman soit heureuse…
Kromoff
(2009, 1h52 par Andreï Razenkov)
Vendredi 19h (en présence du réalisateur Andreï Razenkov et du producteur), Mardi 14h Après l’abdication du Tsar et la chute du Gouvernement provisoire, l’attaché militaire de l’Empire Russe en France se retrouve seul dépositaire d’une grosse somme d’argent qui lui a été confiée pour organiser des livraisons d’armes à l’armée russe. Grâce à sa seule signature, il pourrait s’approprier 250 millions en or…
Minette
(2009, 1h40 par Grigori Konstantinopolski)
Jeudi 16h30, Samedi à 19h (en présence du producteur A. Novikov et de l’acteur A. Strijenov), Lundi à21h30
Comédie psychédélique en quatre histoires différentes – avec chacune ses personnages et interprètes (les caméramans étant cités dans le même ordre que les interprètes) – formant un seul sujet. Le film est réalisé sous forme de spectacle théâtral avec salut final de tous les interprètes et monologues achevés, où les acteurs apparaissent «sans fard», sans effets spéciaux, ni montage dynamique. C’est une dramaturgie inédite, originale et insolite. Ce film est une tentative d’excéder, d’exaspérer le spectateur. C’est une protestation tant indispensable en période de crise globale et qui paradoxalement nous laisse espérer que tout n’est pas fini, que c’est uniquement une mutation du système, un affranchissement des stéréotypes, des clichés et des servitudes.
Tsar
(1h56 par P. Loungine)
Vendredi 16h30, Dimanche à 19h Le film relate un des épisodes les plus dramatiques du règne du premier tsar russe Ivan le Terrible. 1565. La Russie est tourmentée par la faim et déchirée par la guerre avec la Livonie. Le souverain ne voit partout que félonie et trahison. Les opritchniks, garde personnelle du Tsar, plongent le pays dans un bain de sang. Ils voient partout des ennemis du souverain. Leur unique loi est le tsar. Et le seul qui est prêt à tenir tête au tsar et aux opritchniks est le Métropolite Philippe, l’ami d’enfance d’Ivan le Terrible.
Passegere
(1h50 par S. Govorukhine)
Jeudi à 19h (en présence du réalisateur), Dimanche à 16h30 D'après la nouvelle éponyme de Constantin Stanioukovitch. 1882. Un bateau militaire russe, «l’Intrépide» qui va de San-Francisco à Hong-Kong, prend à son bord, à la demande du consul de Russie, une passagère d'origine russe. Malgré une superstition répandue chez les marins – "une femme à bord porte malheur", la passagère est accueillie avec beaucoup d'égards, qui plus est, le capitaine lui cède sa cabine. Effectivement, le voyage ne sera pas simple. La beauté et la réserve de la passagère ne laissent indifférent aucun des officiers (y compris le capitaine), ce qui se solde par une sérieuse querelle entre deux jeunes lieutenants. Et bien que l’intrigue du film soit basée sur une histoire romantique, c’est avant tout, un récit sur l'honneur, la dignité et le courage.
Amour toujours-2
(2008, 1h39 par Maxime Pejemski)
Mercredi19h (en présence du producteur A. Kotelevski) et Lundi à 16h30 Comédie romantique. Où l’on retrouve les personnages du film «Amours, broutilles et toile de maître» (du réalisateur Alexander Strijenov, présenté en 2007 à Paris dans le cadre de La 5e Semaine du cinéma russe) – Andreï, devenu papa, et Marina, devenue maman, – ne sont pas dans leur assiette. Il y a 10 ans, les sentiments des Goloubev avaient été mis à l’épreuve : les époux s’étaient carrément retrouvés dans la peau l’un de l’autre. Maintenant ils ont des jumeaux, un garçon et une fille – Gleb et Sveta. La vie des parents est organisée, ils font des carrières vertigineuses, ils ont un emploi du temps serré. Et ils ont oublié que les jumeaux préfèrent aux chiens électroniques de vrais chiens et que les amis des parents ne sont pas le meilleur entourage pour fêter l’anniversaire des enfants. Ils ont oublié que l’amour et l’attention valent mieux que l’argent. Alors pour remettre les choses à leur place, il faut de nouveau mettre les uns dans la peau des autres, – décide le docteur Kogan. Il vient voir ses vieux amis et un beau matin Andreï et Marina se réveillent dans les lits de leurs enfants, alors que Gleb et Sveta – dans la chambre de leurs parents…