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LE CINÉ-CLUB DE THIERRY JOUSSE 100% PATRIMOINE

Novembre/Décembre 2018

Le ciné-club de Thierry Jousse 100% patrimoine

Thierry Jousse vous propose, un dimanche sur deux à l’Arlequin, un vagabondage dans l’histoire du cinéma, du muet aux années 90, agrémenté d’un indispensable échange avec le public.

 

Prochains rdv : 

| Elephant man de David Lynch

Le 3 février

Le mot de T.J.: Après le météorite Eraserhead, David Lynch signe avec Elephant Man un film apparemment plus classique, curieusement produit, au début des années 80, par Mel Brooks. Eloge de la beauté caché des laids serti dans un noir et blanc splendide, Elephant Man dépeint la figure de John Merrick, un homme au physique monstrueux, sublimement interprété par John Hurt, auquel le cinéaste parvient à rendre son humanité. Mais à travers ce film humaniste, Lynch fait aussi la peinture d'une société victorienne puritaine et d'une révolution industrielle en pleine expansion que John Merrick vient hanter comme une sorte d'envers absolu.

 

| Fellini Roma de Federico Fellini

Le 17 février

Le mot de T.J.:

Fresque intime et spectaculaire, Roma évoque la ville éternelle dans laquelle Federico Fellini a fait toute sa carrière. Onirique, frénétique psychédélique, Roma est un film qui réussit l’exploit d’être à la fois expérimental et populaire. C’est aussi un des films les plus libres parmi tous ceux que Fellini a tourné à partir des années 1960. Un film qui ne propose pas une narration à proprement parler mais plutôt une suite de tableaux qui mélange les époques et les tonalités. Incontestablement, un des sommets de l’œuvre du grand Federico Fellini, à égalité avec La Dolce Vita. 

| Dead Man de Jim Jarmusch

Le 3 mars

Le mot de T.J.: Souvent identifié à une sorte de minimalisme élégant, Jim Jarmusch atteint avec Dead Man à une dimension hallucinatoire tout à fait unique dans son œuvre. Western fantômatique et crépusculaire, Dead Man propose, comme son titre l’indique, un voyage au pays des morts, comme un rêve éveillé qui revient aux sources de l’imaginaire américain et fait ressurgir la puissance mythique de l’Indien. Johnny Depp, alias William Blake, littéralement transfiguré, y trouve son plus beau rôle, celui d’un homme condamné à errer dans les limbes. La splendide musique improvisée par Neil Young ajoute une touche planante à ce film vraiment fantastique.

 

 

En partenariat avec France Musique

Thierry Jousse :
Après avoir été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma entre 1991 et 1996, il écrit sur la musique dans Jazz Magazine et Les Inrockuptibles. Il publie également plusieurs livres sur le cinéma (notamment sur John Cassavetes et sur David Lynch), et réalise quatre courts-métrages, Le Jour de Noël (1998), Nom de Code : Sacha (2001), Julia et les Hommes (2003) et Buenos Aires Fantasma (2006), deux longs-métrages, Les Invisibles (2005) et Je suis un No Man’s Land (2011), et deux documentaires, L’Age d’or de la musique de film (2010) et Jean Douchet ou l’Art d’aimer (2012).. Il produit et anime Ciné Tempo, une émission consacrée à la musique au cinéma sur France Musique, tous les samedi à 13h. Par ailleurs, il collabore régulièrement au site Blow up-Arte sous la forme de cartes blanches autour de la musique et du cinéma.